dimanche 2 mars 2008

LE RAPPORT DE STAGE MUSE-ICAL



Après avoir passé une nuit blanche (tu m'étonnes j'étais beaucoup trop excitée pour dormir! >_<), après avoir passé des heures à vérifier, revérifier que j'amenais bien le strict nécessaire (strict nécessaire = eau+jus d'orange an co+briquet(tellement que tu chantes bien ça me brûle les doiiiiigts!)+tatayé(collier hawaïen orange nommé par la grande Alice)+mon super drapeau anglais+des bouchons de bouteille+ deux appareils photos jetables+mon portable+des barres céréalières fraise-chocolat blanc) me voilà partie pour la grande aventure! A 11h15 j'arrive à la gare RER de Rueil-Malmaison où m'attends la bravissime Shewy qui a toujours un petit peu du mal à croire à sa chance. Nous embarquons fièrement dans le RER où un groupe fort sympathique composé d'un violoniste(électrique) et d'un guitariste jouent des chansons hispanisantes et ensoleillées telles que Besame mucho ou l'été indien (c'est vachement hispanisant l'été indien... T_T). La Prêtresse, mécène à ses heures, leur donne une pièce de deux euros bien méritée (tu parles d'une mécène!) et finalement nous arrivons à la Gare du Nord. Un retrouvage de l'Alice sauvage à cheveux longs et un compostage de billet plus tard nous nous retrouvons toutes les trois assises dans le train, moi toujours un peu sonnée. [On mange tranquillement nos sandwichs (il était 12h22) et Alice me donne mes cadeaux d'anniversaire (oui mon anniversaire c'était bien le 22 Janvier.). Elle m'offre l'excellent livre Kiffe kiffe demain ainsi qu'un aimant façon poupée russe et surtout Le cadeau de la mort qui tue un aimant... Om! Super kitsch en plus! Imaginer une tortue à la carapace brillante rose et orange. Une véritable merveille *_*! Quelques discussions plus tard (notamment sur la pâte à sel et la mosaïque) nous arrivons à Arras. Il est 13h12. Nous nous dirigeons directement vers la Grande place et sur notre chemin nous nous arrêtons quelques instants dans un petit parc ombragé. Les vaillantes que nous sommes avions très chaud, il devait faire 32 degrés à l'ombre. On continue notre avancée et finalement on trouve l'entrée et pour notre plus grande surprise on voit que nous ne sommes pas les seuls! Déjà une bonne centaine de personnes attendent patiemment l'ouverture. Voyant qu'on a quand même de la marge (il devait être environ 14h) on décide d'aller dans un café prendre une glace. Quand on revient le nombre de fans a déjà doublé (au moins). On se pose et on attend. On attend pas très longtemps avant qu'ils nous placent par "file d'attente", qui très vite se révèlent inutiles et inexistantes. Un peu frustrées d'avoir raté de peu la possibilité d'être tout devant on s'assoit par terre et on commence à patienter. Je dois avouer que jamais je n'aurais cru que se serait aussi long. Les heures passent, la chaleur augmente et les esprits s'échauffent. Protégées du soleil par la super crème solaire de l'archange nous avions néanmoins ommis de nous munir de casquettes protectrices. Pour lutter contre l'insolation Shewy et moi utilisons le drapeau comme couvre-chef et Alice met gracieusement sur sa tête la chemise noire (...) de Sébastien. L'attente toujours, le temps qui refuse de passer, cette attente me rapelle les fameux tableau de Dali avec ces montres qui coulent. Tout devient un peu surréaliste. Déjà se retrouver entourée de persones qui ont la même passion que toi mais qui sont pourtant tellement différents c'est assez perturbant. Il y a des poufs de 15 ans, des vieux beaux de 30 ans qui se la pètent torse nu et crâne dégarni, des ado qui révisent Muse, des fans de la première heure avec un T-shirt Muse Showbiz. Bref des millésimes de toutes les années, et de toutes le régions. 16h le soleil tape toujours je sors Kiffe Kiffe Demain et nous lisons à haute voix chacune notre tour ce petit morceau de vie. Imaginer la scène, Shewy et moi couverte du drapeau anglais d'un côté, de l'autre Alice coiffée d'un turban noir transgénique en train de lire un livre sur la vie dans la cité, à moitié déshydratées et désespérées. Un mouvement de foule, tout le monde se lève. C'était une fausse alerte. L'attente est rendue supportable par les sound-checks des premières parties (Second Sex et The Kooks). Finalement à 18h30 c'est la libération, on nous laisse entrer. Alice enlève le bouchon de notre bouteille de Volvic et nous nous dirigeons confiante vers les checks. Une fois le contrôle passé Shewy se retourne vers moi : -On court jusqu'à la scène? -Bien sûr , dit la prêtresse galvanisée par cette idée -Attendez il faut au moins mettre un bouchon de secours sur la bouteille avant! S'exclame Alice -Pas le temps! Allons-y! On s'élance telles des gazelles qui auraient de sérieux problèmes psychomoteurs. Alice me regarde et me dit "On est vraiment malade" un gars de la sécurité semble corroborer ses dires "yaura de la place pour tout le monde! Calmez-vous!". Malgré tout nous courons. Une fois sur place nous nous avançons le plus possible et nous nous asseyons. Je donne un bouchon à Alice et on attend. L'attente se fait encore plus longue car il n'y a plus de sound check. Sans compter que sur les écrans géants disposés de chaque côté de la scène les mêmes pubs sempiternelles sont diffusées en boucle. Heureusement Second Sex commence tôt 19h30. J'ai vraiment beaucoup aimé. Je ne connaissais que vaguement deux de leurs chansons et franchement j'ai été vraiment impréssionée. Les quatre musiciens sont excellentissimes et sont tous à fond dans le concert, les chansons sont efficaces bien construites et surtout ils dégagent une de ses énergie! ça m'a redonner la pêche! Néanmoins le public n'avait pas l'air de trop connaître, ce qui est vraiment dommage. D'ailleurs un abruti derrière moi arrêtait de dire "c'est de la merde nous on veut muse!". Franchement il faut vraiment avoir de sérieux soucis d'ordre mental pour dire ça alors que devant toi tu as une malade vêtue d'un tatayé (collier hawaïen orange) et d'un drapeau anglais qui se retourne et te regarde méchamment. En plus les premières parties ça fait partie du contrat. Je vous jure...T_T. Bref j'ai vraiment trouvé leur performance fantastique. J'applaudis de mes deux mains (effort psychomoteur intense). Par contre j'ai trouvé que le son était vraiment mal réglé on comprenait rien de ce que nous chantait le chanteur ce qui est un peu dommage :(. J'ai quand même compris quand il disait "cette chanson parle d'amour...". Le bassiste était tout de blanc vêtu et prenait de ses poses! trop trippant. Un moment le guitariste s'est mis un foulard sur la figure tel un voleur, ce qui nous a particulièrement marqué Alice et moi. Bref un très bon groupe. Ensuite vers 20h35 The Kooks sont arrivés sur scène. Et bien j'ai pas été déçue non plus! C'était vraiment exceptionnel. Ils ont joué pleins de chansons que je ne connaissais pas mais ils ont joué des têtes connues par moi tels que Seaside, She moves in her own way, Ooh la et you don't love me. Là encore j'étais la seule à chanter ce qui est assez étrange. En Angleterre ils sont vraiment très connus et ici personne ne connaissait les paroles. Telle une dingue (toi dingue? mais d'où tu sors ça?) j'ai chanté vaillament chaque chanson que je connaissais, je sautais et agitais mes bras faisant circuler l'air autour de moi. Ce comportement pour le moins extravaguant me valut des regards suspects de la part de nos voisines de devant qui portaient de manière fort insultantes des boules quiès. Les pauvres elles ont pas compris. Entre chaque première partie on nous balançait des bouteilles d'eau (attrape qui peut!) et dans un moment de folie transcendantale je me suis écrié "ouah! une bouteille en plastique!!!!" tout comme le spectacle de Gad. Deux voisines de devant m'ont regardé avec perplexité et mépris tandis qu'une troisième qui elle connaissait ses références éclata de rire. Je crois qu'elles ont pas apprécié les cris stridents hystériques poussés par moi à tout bout de champs. Elles se bouchaient très souvent les oreilles et me regardaient avec un air de merlan frit. Il faut dire qu'on a bien crié, bien comme il faut. Après The Kooks (Shewy a tellement aimé qu'elle a acheté leur album en même temps que celui de Muse aujourd'hui. Oui j'avoue je l'ai poussé à l'achat "VAS-Y SHEWY!!! OUI ELLE SE SAISIT DE L'ALBUM ET SE DIRIGE VERS LA CAISSE! ET C'EST L'ACHAT!!! QUEL MAGNIFIQUE ECHANGE BILLET-CD A LA CAISSE") on a eu droit au foot. Je dois dire que malgré mon hermétisme génétique pour ce sport je me suis enflammée [c=#00ccff](Alice a subi un dédoublement de la personnalité. Alice transcendée : Mais ya Hors-jeu!!!! Alice normale : C'est moi qui est crié là? Je sais même pas ce que c'est un hors-jeu! O_O), l'ambiance y était pour beaucoup je crois. On attend encore et là un technicien nous demande si on veut Muse ou le match. Après avoir limogé le foot et mis sur un piédestal Muse, ils décident de ne pas mettre le foot. On attend toujours. Et ils arrivent sur scène.Matt porte un t-shirt blanc avec un motif inconnu au bataillon, un pantalon noir et des bretelles blanches non attachées qui pendouillaient gracieusement, Dom portant une chemise à manches courtes blanches (pantalon non aperçu) et Chris en costard avec une moustache texane assez effrayante! Je vous met des vidéos les plus récentes possibles pour que vous vous fassiez une petit idée de ce que ça donne Muse en live. Comme ça vous pourrez vivre ou revivre le concert. Tout à coup, transcendant les lois de la physique on avance de plus de 50 mètres vers la scène. Et on entend "hoo hoo hoo haaaaaaaaaaaaaaaaaa! haaaaaaaa ha ha haaaaaaaaaaaaaaaaa!". Les gens se poussent, sautent, exhultent, crient, pleurent. Les pauvres jeunes filles de devant sont terrorisées "c'est quoi ce concert de fous?" welcome to Muse's world darlings! Des gens tombent, se relèvent. La folie à l'état pur. (la prêtresse est dans son élément^^) je dégaine mon portable cherche le numéro d'Ohpélie et l'appelle comme promis pour lui laisser un petit bout de muse sur son répondeur... Pour avoir une idée de ce que ça donne .
Ensuite on a droit à la meilleure version de Bliss que j'ai jamais entendu, ça ressemblait un peu à ça mais avec une foule beaucoup plus en délire (on ne les entendait presque pas tellement on chantait fort!) .
Un Starlight éthéré et apaisant débarque de nulle part, beauté aérienne perdue sur terre.
On a l'impression que Muse veulent nous achever en provoquant une crise de bonheur aigue. Matt s'installe au piano. Même si on ne sait pas ce qu'il va jouer on hurle et on applaudit. Quand il commence New Born c'est l'explosion littéral. New born pour beaucoup c'est la découverte de Muse, le deuxième album ayant été beaucoup mieux distribué que le premier. Surréaliste.
Citizen Erased c'est LA chanson culte de OOS. Souvent il y a comme ça une chanson qui n'est jamais sortie en single mais qui a particulièrement marqué les esprits. CE est plus que culte, et on comprend pourquoi .
Je dois avouer que je n'avais pas du tout accroché à Map of the Problematique que je n'avais entendu qu'une seule fois sur Youtube. Ce piano aérien combiné à la guitare épique ça rend vraiment très bien. Après Arras je vénère cette chanson.
Soldier's Poem arrive alors très discrètement. On se regarde genre tu la connais? c'est une nouvelle? et après on écoute litterally awestruck. C'est pas demain la veille que Matt va abandonner le piano.
On s'est pas encore remis de la beauté de A Soldier's Poem qu'ils reviennent à la charge avec Invincible nous tapant vigoureusement sur la tête à coups de talent. Ils n'ont vraiment aucune pitié les salaupiauds.^^
On retombe dans l'hystérie totale grâce à Stockholm SYndrome et franchement il y a de quoi devenir hystérisques. Ils nous ont bien prolongé la chanson en question avec un nouvel arrangement à la fin .
Supermassive Black Hole arrive comme une tornade excitant encore plus les foules que SS. Nettement plus rock en live, elle conserve son aspect funky et spacey grâce à une utlisisation très judicieuse du vocoder pour les backing vocals de Chris (en français ça donne quoi?).
Comment réagit-on quand une chanson mythique débarque? comme ça --->
Après Assassin débarque avec ses gros souliers System of a Downien. Cette chanson m'a littéralement assomée. C'est vraiment magnifique cette voix limpide et douce mélangée avec cette guitare très métal.
On retombe encore sur un classique (quelle chanson de muse n'est pas un classique?). Et franchement j'ai été soufflée par cette version de TIRO. A l'ouest rien de nouveau.
Ils quittent la scène. Comme de juste nous hurlons. Au bout d'un certain temps on entend une musique sortie de nulle part. Tout le décor est illuminé par une lumière rouge sang. Ils remontent sur scène Chris entame la basse de Hysteria et Matt pointe son doigt vers le ciel ("tu vois la planète la-haut? C'est là d'où je viens.^^").Et puis ça implose. .
Showbiz ça faisait longtemps qu'ils ne l'avaient pas joué. Depuis leur nouvelle tournée ils n'avaient joué aucune chanson de leur premier album parce qu'ils avaient du mal à les faire coller avec le nouvel album. C'est à nous qu'ils ont fait l'honneur de réintroduire Showbiz. La preuve par quatre qu'elle n'a pas pris une ride. (si vous ne supportez pas la violence sur les instruments ne regardez pas cette vidéo. ou zappez la fin^^. Admirez le chapeau!).
[Take A bow débarque d'ailleurs avec ses sons spacey nous laissant tous sur les rotules. C'est la dernière chanson.
Une fois fini ce fut la galère internationale pour sortir de la Grand'Place et pour retrouver mon popa qui était venu me chercher. La voix d'Alice est partie en vacances, les pieds de Sandrine protestent et mes épaules démissionnent mais c'est sonnées de bonheur que nous rentrons à la maison des étoiles plein les oreilles et la tête. Pendant le concert Dom nous a congratulé(mais bien sûr... Il serait temps que je réapprenne à parler français!) pour notre victoire footballistique. Classe.

03/07/07

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